Mise en chantier du Novelliste #09 (épisode 1) : Tout commence par une image et un sommaire
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Un « work in progress » au jour le jour de la fabrication d’un Novelliste. C’est l’exercice auquel tentera de s’astreindre le factotum de Flatland éditeur pour la réalisation de ce neuvième opus de notre revue consacré aux religions, croyances, superstitions et crédos en tout genre.
Je ne me lance généralement pas dans la fabrication d’un Novelliste sans avoir en tête l’image qui fera la couverture. Cela s’est vérifié une fois encore avec ce numéro, ayant pour thème ‘Il était une foi... ou deux, ou trois’, car je suis immédiatement tombé en arrêt, en ouvrant mon coffre aux trésors (le dossier en évidence sur le bureau de mon ordinateur où je dépose toutes les illustrations qui me tapent dans l’œil au fil de mes pérégrinations virtuelles), devant cette image de Newell Convers Wyeth (1882-1945), avec en tête la certitude que ce ne pouvait être que celle-ci.
Intitulée The Giant, cette huile sur toile de grande taille (plus d’un mètre cinquante sur un mètre quatre-vingts) orne encore de nos jours le réfectoire de la Westtown School aux États-Unis. Elle a été commanditée en 1923 par les élèves d’une classe de l’établissement (promotion 1910) qui venaient de perdre un de leurs condisciples, W.C. Engle, mort de tuberculose à 25 ans. Désireux d’honorer sa mémoire et d’entretenir son souvenir, ils ont fait appel à N.C. Wyeth, élève de Howard Pyle et déjà à l’époque l’un des représentants de ce que l’on a appelé l’âge d’or de l’illustration américaine. L’artiste a choisi le thème de la toile en hommage à l’amour de l’océan d’Engle, à la droite de qui il a représenté au premier plan ses cinq enfants. Cette toile offre également un exemple frappant de l’importance des ciels dans toute l’oeuvre de Wyeth. Pour les anglophones, le petit film d’illustration de l’article en lien, bien fait et touchant, vaut le coup d’oeil.
Concomitamment au choix de l’illustration de couverture arrive généralement à maturation le sommaire définitif, au terme d’un long processus de doutes, de revirements, de repentirs. Celui de ce numéro 9 n’a pas fait exception à la règle et a connu de nombreux états intermédiaires avant de parvenir au menu que vous découvrirez ci-dessous. Sera-t-il définitif ? On ne le saura qu’à la dernière étape, quand il s’agira d’envoyer les fichiers à l’imprimeur. Il est en tout cas suffisamment fixé pour que je m’attelle à présent à la relecture/correction des textes, au choix de l’iconographie et à la mise en page, mais c’est une autre histoire qui fera l’objet du prochain épisode. À suivre…
Leo Dhayer
(Aucune IA générative n’est intervenue ni dans le choix ni dans la création de l’image et du texte de ce billet de blog.)
LE NOVELLISTE #09 – Il était une foi… ou deux, ou trois
ESSAI :
Olaf Stapledon – L’Essentiel, trad. Leo Dhayer
FICTIONS :
Aino Kallas – La Vengeance de la rivière sacrée, trad. Martin Carayol, nouvelle suivie d’une présentation biobibliographique de l’autrice par le traducteur
Elga Bland – Finir le travail
Melissa Wan – Lunatiques, trad. Bernard Sigaud
Nina Allan – Les Lichens, trad. Bernard Sigaud
HISTORIETTES I
DANS LE RÉTRO :
Georgiana Houghton, peindre l’au-delà
FICTIONS :
E.F. Benson – L’Homme qui alla trop loin, trad. Patrick Marcel
John Linwood Grant – Lent ressac du souvenir, trad. Jean-Daniel Brèque
Daniel Miles – J’ai besoin d’aide
Benjamin Desmares – Vélum
PARENTHÈSE :
Louise Pleth – Désoccurrences.
HISTORIETTES II
PORTFOLIO :
Caza
FICTIONS :
Philippe Caza – Nouvelles de la Psychosphère
Craig Strete – The Game of Cat and Eagle, trad. Leo Dhayer
Grégory Beaussart – Kokushinju
Gabriel Meyer – Densifier
ESSAI :
André-François Ruaud – Territoires de l’au-delà
FICTIONS
Cécile Matt – Les Sanguinaires
Yves Letort – Le Diable s’ennuie
Sylvain-René de la Verdière – Contes des brumes II
Christophe Gauthier – Plus je creuse, plus les morts se ressemblent
COMME UNE IMAGE
Le Passage, dessin de Thony Bourdeil
Jean-Pierre Andrevon – Quelle époque !
Olav Koulikov – Bouche d’ombre
Marc Nagels – L’Emporte-pièce
Sylvie Denis – Le Roi et le serpent
MATRIMOINE : OUIDA
Ouida, pionnière et passionaria de la cause animale (essai de Leo Dhayer)
Un chien des Flandres
Melleagris galopavo (nouvelles de Ouida traduites par Leo Dhayer)
Moufflou (nouvelle de Ouida traduite par Jules Girardin)