Livre papier
Code éditeur : HCOL02
ISBN : 978-2-490426-79-9
192 pages
13,00 €
Livre numérique
Code éditeur : HCOLN02
ISBN : 978-2-490426-80-5
ePub & PDF
sans DRM
4,00 €
Avant le dernier jour
HORS COLLECTION #2, avril 2026
Avec son apparence de plumier debout au pied d’une colline, la tour Bérangère est un petit monde où l’on se croise, où l’on cohabite, où l’on s’aime, où l’on s’ennuie, où l’on grandit et où l’on meurt. Non loin se trouve une zone commerciale où faire ses courses, et à moins de cinq kilomètres, les trois tours de refroidissement de la centrale nucléaire d’Arc-en-Chabeuil. Un jour, l’impensable finit par se produire. Ce n’est d’abord qu’une déflagration à peine visible dans la nuit. Puis les rumeurs enflent, les signes se précisent, les informations percent au compte-goutte le blocus qui se met en place. Et lorsque tombe du sommet de l’État la confirmation de l’accident, l’affolement cède vite le pas aux interrogations, puis au doute. Les autorités sont-elles bien là pour venir en aide aux populations, comme il se doit ? Pendant la catastrophe, d’étage en étage, de palier en coursive, de solidarités impossibles en petites lâchetés bien comprises, la vie continue. Il faut bien vivre, ou survivre, avant le dernier jour. L’œil de l’écrivain observe tout cela avec une méticulosité d’entomologiste. Il en narre les péripéties, non sans une certaine tendresse pour ces personnages humains, trop humains, qui s’agiteront jusqu’au dernier dans le huis-clos infernal de la tour, avant la chute.
« Plus d’âme, plus de futur. Qu’est-ce qui nous reste ? Nous, parbleu : piétons de notre vide intérieur, arpenteurs du temps des cataclysmes, explorateurs des gouffres du psychique. On n’a plus d’âme, d’accord. Mais on a un esprit, plus complexement entortillé qu’un plat de spaghettis. On n’a plus de futur (visible). Mais on a un présent, riche en strates d’horreurs obscures à explorer. » Jean-Pierre Andrevon
Ils en ont parlé
« Plutôt que d’observer les conséquences de ce qui se passe autour, le roman se focalise donc sur les habitants, contraints de rester chez eux fenêtres closes. C’est l’automne, et évidemment il fait une chaleur anormale. Aux informations, on parle bientôt d’un autre incident grave dans une deuxième centrale. Le Président a les choses en main. Mais bientôt, plus de réseau, puis des coupures d’eau et d’électricité, quant au ravitaillement promis il ne viendra jamais. On ne saura pas vraiment de quoi il retourne dehors. Ce qui intéresse l’auteur, c’est de jouer aux Dix petits nègres dans sa tour Bérangère et de croquer sous la plume, à la Daumier, les portraits parfois caricaturaux des différents occupants. On y sent le roman à clef, l’humour caustique d’Andrevon, qui ne se lasse pas de décrire son petit monde en panique et en huis clos, les relations à sens unique, les lâchetés, les stratégies pour extorquer de quoi se mettre sous la dent, la violence gratuite, l’égoïsme. Bérangère est devenue la tour infernale. » Frédérique Roussel (Libération)